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20/01/2013 12:12:17

Une page se tourne à l'Eurogroupe avec le départ de Juncker


BRUXELLES (AFP):

La première réunion de l'Eurogroupe en 2013 sera marquée lundi par le départ de son président Jean-Claude Juncker, qui tire sa révérence après huit ans de bons et loyaux services, dont la moitié passés à défendre l'existence même de la zone euro, menacée d'implosion par la crise.

Sauf surprise, le Premier ministre luxembourgeois, 58 ans, passera le flambeau dès lundi à un quasi-inconnu, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, 46 ans, ministre des Finances de son pays depuis à peine deux mois et seul candidat à ce poste.

M. Dijsselbloem apparaît comme un candidat de compromis: il vient d'un pays fondateur de l'Union européenne, dont la dette est notée AAA par les agences de notation, tout en étant socialiste, un profil de nature à rassurer à la fois les pays du nord et du sud de la zone euro. Il est aussi considéré dans son pays comme un fin stratège et un médiateur de talent.

Soutenu par l'Allemagne, M. Dijsselbloem n'a pas suscité le même enthousiasme de la part du ministre français Pierre Moscovici, qui a souligné inexpérience sur les sujets économiques et européens, et lui a demandé de présenter un programme et une "vision".

Le ministre néerlandais s'est dit "ravi de le faire lundi". "Ce ne sera pas une nouvelle vision de la zone euro mais mes vues sur l'Eurogroupe, son fonctionnement et son agenda", a-t-il toutefois précisé.

Cette succession délicate intervient dans une période de détente sur le front de la crise de l'euro, même si personne ne se hasarde à crier victoire.

"Nous sommes dans une situation financière moins turbulente qu'il y a quelques mois", et l'absence à la réunion de lundi de la patronne du FMI, Christine Lagarde, "montre que nous sommes sur la voie d'une forme de retour à la normale", a souligné vendredi un haut responsable européen.

Autre signe, le versement d'une tranche d'aide de 9,2 milliards d'euros à Athènes, considéré comme une simple formalité, ne fera pas l'objet de débats.

C'est désormais le sauvetage de Chypre qui occupe les esprits, mais aucune décision ne sera prise dès lundi: les discussions entre la troïka des créanciers et les autorités chypriotes n'avancent pas, car celles-ci se refusent à procéder aux privatisations réclamées.

La Banque de Chypre a également annoncé samedi que l'évaluation des besoins des banques par Pimco, premier gestionnaire obligataire au monde, serait retardée, alors qu'elle était prévue pour le 18 janvier. Rien ne dit que ces besoins, évalués à 17 milliards d'euros par Nicosie il y a quelques mois, dont 10 milliards pour les banques, soient toujours d'actualité.

Le dossier est complexe: Chypre a fort à faire pour se défendre face aux accusations de blanchiment d'argent et de dumping fiscal. Selon le quotidien Die Welt samedi, Berlin voudrait qu'une mission d'experts enquête sur la question.

Le rôle que pourrait jouer la Russie dans l'aide au pays pose également question. Reste enfin à savoir comment procéder à un sauvetage dont le montant pourrait égaler le PIB du pays, sans plomber irrémédiablement sa dette.

Plusieurs responsables européens estiment que les discussions ne pourront réellement avancer qu'après l'élection présidentielle chypriote, dont le premier tour aura lieu le 17 février. Un accord sur un programme d'aide pourrait intervenir "dans la deuxième moitié du mois de mars", selon l'un d'eux.

Les ministres des Finances devront aussi avancer dans les discussions sur les modalités de la recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage permanent de la zone euro.

Le principe en est acquis, mais cela ne pourra se faire qu'une fois entré en vigueur le superviseur unique des banques de la zone euro, en mars 2014. Reste à savoir quelle sera l'étendue des actifs concernés, et si les Etats seront quand même contraints de mettre la main à la poche.

L'Eurogroupe, qui commencera lundi à 16H00 GMT, sera suivi le lendemain par une réunion des ministres des Finances des 27, qui seront appelés à voter pour autoriser 11 pays à mettre en place une taxe sur les transactions financières. Une source au sein de la présidence irlandaise de l'UE s'est montrée confiante dans le fait d'obtenir la majorité qualifiée requise.

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