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07/11/2018 11:45:05

L'aciérie Ascoval sera fixée sur son sort le 12 décembre


Strasbourg (AFP): L'acierie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement judiciaire, doit encore patienter cinq semaines pour savoir si sa reprise par le groupe franco-belge Altifort, qui semble...

en bonne voie, sera acceptée par le tribunal de Strasbourg.

Au terme d'une très brève audience à huis clos, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a décidé mercredi de renvoyer sa décision au 12 décembre à 09H00.

Ce nouveau délai, après un sursis de deux semaines accordé fin octobre, doit permettre de peaufiner l'offre de reprise du franco-belge Altifort et de trouver un accord avec Vallourec, actionnaire et principal client de l'aciérie.

"Toutes les parties ont bien conscience qu'il y a une dernière carte à jouer et qu'il faut encore du temps pour aller au bout", a réagi, à l'issue de l'audience, Bruno Kopczynski, délégué syndical CFDT et porte-parole de l'intersyndicale, assurant que le 12 décembre serait "l'audience finale".

"Le délai de cinq semaines est bien. Cela permet à tout le monde de maintenir une pression pour accélérer les choses (....). Si on n'y arrive pas en cinq semaines, on n'y arrivera pas du tout", a-t-il ajouté.

Après une semaine de blocage, les 281 salariés ont repris le travail lundi à l'aciérie de Saint-Saulve, spécialisée dans les aciers spéciaux et créée en 1975 par le spécialiste de tubes en acier Vallourec, dont l'Etat est actionnaire.

"Les salariés sont maintenant impatients de connaître la conclusion de la dernière séance, ils veulent savoir de quoi sera fait leur avenir", a réagi Nacim Bardi, délégué syndical CGT, espérant que "le 12 décembre sera la dernière date".

- Recherche de nouveaux clients -

Devenue Ascoval en 2017, l'aciérie de Saint-Saulve attend un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février du groupe Asco Industries, à qui Vallourec avait cédé 60% de l'usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes. Asco Industries était une ancienne société du groupe Ascométal, basée à Hagondange en Lorraine, ce qui explique que le tribunal de Strasbourg soit compétent pour Ascoval, même si l'usine se situe dans le Nord.

La reprise d'Asco Industries par le suisse Schmolz+Bickenbach excluait Ascoval, parti en conséquence à la recherche de son propre repreneur.

Fin octobre, l'horizon de l'aciérie s'était éclairci quand le projet de reprise de l'usine par Altifort avait été jugé "solide" et "crédible" par Bercy et le cabinet d'experts indépendants Roland Berger. Le gouvernement y voit tout de même des "fragilités" persistantes et avait affirmé vouloir régler ce dossier d'ici "début décembre".

"Il reste toujours à régler le problème Vallourec, concernant les bâtiments et le passif social, à boucler le financement et à compenser les volumes" actuellement achetés par Vallourec, a détaillé Bruno Kopczynski.

L'offre de départ d'Altifort impliquait que Vallourec maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes, mais le sidérurgiste a refusé, obligeant le gouvernement et le groupe franco-belge à travailler sur une proposition alternative avec des sources de financements et des clients supplémentaires.

Affichant son optimisme à la sortie de l'audience du tribunal à Strasbourg, le patron d'Altifort, Bart Gruyaert, a assuré que "beaucoup de clients se sont manifestés avec un grand intérêt".

"Je constate qu'aujourd'hui, on a plus d'intérêts que de capacités", a-t-il affirmé, affichant sa "confiance" que la date du 12 décembre soit "un délai suffisant pour boucler le dossier". "A condition que tout le monde travaille dans le même sens", a-t-il cependant averti.

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